L’égalité femme-homme entraîne l’annihilation du pouvoir des sexes

« Les femmes qui aspirent à être l’égale de l’homme manquent d’ambition »

Sondage : 65% des Français interrogés sont favorables à la PMA pour les couples de femmes. Le Parisien.
Un nouveau sondage BVA révèle que 65% des Français interrogés sont favorables à l’extension de la PMA aux couples de femmes. Selon l’institut, le taux d’avis favorables à cette mesure « culmine à son plus haut niveau ». Le Figaro

Le patriarcat machiste est enfoui dans les tréfonds de l’idéologie judiciaire. La punition genrée du divorce contentieux et le déni de révision de la rente viagère compensatoire relèguent notre justice à une lutte des sexes préhistorique. La vraie égalité c’est aussi la responsabilité et l’autonomie.

La médiatisation des violences conjugales peut s’avérer discriminante par rapport aux autres violences. Y a-t-il une différence entre une mère qui tourmente son bébé et un mari qui frappe son épouse ?  Il faut savoir ce que l’on veut :  pour atteindre l’égalité des sexes faut-il réprimer le sexe encore « trop fort » ??

Pour le juriste spécialiste des questions de bioéthique, chercheur au CNRS, Daniel Borrillo, la PMA, technique ouverte à toutes les femmes, s’inscrit dans un droit reproductif au même titre que la contraception ou l’IVG. La PMA doit cesser d’être un palliatif à la stérilité pour devenir une véritable manifestation de la liberté procréative. Elle est basée sur « l’absence de père », sur la responsabilité individuelle et le projet parental, indépendamment du sexe des partenaires.

Le rapport avec les stigmates du divorce judiciaire est, à mon sens, dans cette ambiance de controverses que prônent les mous, les paresseux et les névrosés. Les faibles se réfugient derrière la morale religieuse des temps anciens. Une religion qui s’agrippe à la société pour ne pas disparaître et une Justice qui lutte contre la rationalité pour exister ; toutes deux scrutant l’intériorité des femmes et des hommes (« la seule chose sur laquelle il ne faut jamais transiger ou reculer : le droit à l’intériorité »).  Le surmoi de la loi famille est dans « la généalogie de Jésus » : les hommes détiennent l’autorité absolue et les femmes sont là pour leur assurer une descendance. Dans le Talmud, on rend grâce à Dieu pour 3 choses : « Je te rends grâce de ne pas m’avoir fait païen, de ne pas m’avoir fait femme, de ne pas m’avoir fait ignorant ».

Cette combinaison entre le pouvoir judiciaire (« souveraineté ») et le pouvoir religieux perpétue une infantilisation théocratique indigne. Freud montre qu’il existe un lien entre les monothéismes et le maintien à l’âge adulte d’une protection paternelle (L’avenir d’une illusion). Quand la croyance religieuse recule (voir Le Point du 28 Février), sa force de conviction s’affaiblit et les individus n’acceptent plus l’inflation des interdits transmis par la loi (infidélité, séparation disparité, sexualité procréation  …). Le processus du divorce étatiste devient synonyme d’inquisition. L’émancipation laïque citoyenne ridiculise l’hautaineté dogmatique judiciaire.

La Législation et la Justice se subordonnent souvent à la religion sous prétexte de culture. Sur LCI, le 13 Mai (« la grande confrontation »), il a été question de consommation forcée, monopolistique, de viande hallal, pour des chrétiens qui aimeraient que la loi sur la cruauté animale soit respectée.

Qu’il soit formé devant Dieu ou la loi, tout couple doit être l’acteur responsable de son désir de séparation. Le mariage doit être un vrai contrat qui prévoit « l’accord de volontés » pendant et après la conjugalité.

Mesdames les députées apportez cette pierre à l’édifice de l’égalité des femmes et des hommes.

                                                                                                                                                             Guy Benon

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