Bonnes et mauvaises nouvelles ?

« La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » Albert Einstein

Le charabia d’une certaine élite a souvent permis d’éloigner la masse populaire de la connaissance.
Comme les « petits chefs » qui assoient leur autorité sur la rétention d’information, les vulgarisateurs de la société sophistiquent leurs propos.
Le latin des moines du moyen âge, les jargons médicaux, juridiques ou journalistiques n’ont jamais rien apporté à personne, sinon peut-être, qu’à leurs pairs.

La pédagogie est généreuse et émancipatrice, l’entre soi est réducteur, égoïste et figeant. Le rôle de l’élite est de grandir le peuple et non de chercher à l’impressionner.
Appelons un chat un chat comme disait Sartre, les circonvolutions langagières de cadres ministériels, juristes ou de conseillers divers  dissimulent  des inutilités théoriciennes.
Pragmatisme et efficience sont des grossièretés pour la plupart d’entre eux.

Depuis plus de dix ans, le monde qui parle aux masses est cabotin. Notre pays est affligé de maux que n’ont pas nos voisins sérieux. Des élus savants (profs, médecins, avocats, journalistes) les commentent largement, tout en ignorant la réalité des salles de marchés et le gigantisme des échanges internationaux.
Notre pays est champion de l’impôt, quand on a dit cela on a rien dit, puisque déjà, les stigmates de ce mot commun ne touchent qu’une minorité d’entre nous.
L’accroche populaire se fait avec « chômage », « précarité », « retraite », les peurs contemporaines. Comment naissent ces bobos sociaux ?  C’est à cause de l’autre bien sûr !  … le riche, le patron, l’actionnaire, le libéral, l’Europe…  « On a tout essayé », « l’état ne peut rien », « notre ennemie, c’est la finance ! », FOUTAISE !! et… candeur dommageable !!

Cette haute société étatiste, technocratique, n’a même pas honte de comparer les résultats qu’elle engendre, à ceux des grandes entreprises. Elle n’a même pas conscience que son postulat est le même que celui de l’entreprise : créer de la richesse, équilibrer ses ressources et ses besoins, stimuler ses acteurs, agir dans la concurrence, construire une entité sociale digne et fière. Souvent, comme ici avec ces titres et chapeaux, les bonnes nouvelles des entreprises contrastent avec les mauvaises nouvelles qui affectent notre pays. Nos hauts fonctionnaires n’aiment pas l’entreprise, ils ne la connaissent pas. Ils pourraient y percevoir des rémunérations très supérieures, mais ils ne sont pas suffisamment compétiteurs. Là est aussi la cause de la conséquence…

En entreprise, on n’a pas le temps de regarder les trains passer !  On n’a pas le temps de créer des comités Théodule. On agit, vite et précisément ; un produit ne se vend pas comme prévu ?  On revoit, dans la nuit, le process, la publicité ou  le mix marketing, parfois on vire les responsables… On n’attend pas 10 ans, pas 10 jours !
Plus les entreprises étendent le libre échange, moins il y a de conflits et de morts violentes dans le monde, c’est aussi une réalité.

Le traitement du divorce en justice est un épiphénomène qui vient de ces insuffisances politico-bureaucratiques . Les justiciables, ceux qui sont obligés de se soumettre à la commedia dell’arte, vont subir la condescendance de professionnels voyeurs. Les schèmes de l’intime et de l’intrinsèque sont domestiqués par les juges et les avocats. On ne pratique pas l’empathie, on applique le pochoir réglementaire sur une vie endogène et unique. 

Le scénario est écrit d’avance, le couple-famille est subordonné à la raison d’état. Les grands fonctionnaires et les… femmes ont transformé la liberté de divorcer de la Révolution en instituant un impôt de substitution à la solidarité nationale. Comme pour l’économie sociale générale, on se cramponne au pansementage, plutôt qu’à la chirurgie réparatrice. Les principes de réparation et de punition sexistes fustigent un simple constat d’incompatibilité. On fait payer l’égalitarisme financier, pourquoi pas la disparité sentimentale ? 

Guy Benon

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