Comme la politique, le sexisme gangrène t-il notre Justice ?

En 2016, plus de 80% des inscrits au concours d’entrée de l’école de la magistrature, sont des femmes. En 1985, elles représentaient 50%.   Les JAF sont à plus de 90% des femmes.

Prés de 60% des avocats sont des femmes. Il y a 10 ans, elles représentaient 48% du total.

Le syndicat majoritaire de la magistrature (USM) est dirigé par des femmes.

L’ancien avocat général, Philippe Bilger, déclare : « La justice est censée être rendue au nom du peuple français. Je suis convaincu que les hommes et les femmes ne portent pas un regard fondamentalement différent sur la chose judiciaire, cependant, certaines matières sensibles renvoient à la conception que chacun a de la vie, notamment en matière familiale (divorce, garde d’enfants). Certains justiciables hommes n’ont du coup plus la certitude de l’impartialité« 

En clair : les femmes jugent les hommes, les mamans jugent les papas ; les épouses, les époux ; les divorcées, les divorcés ; les crédirentières, les débirentiers.

IMAGINEZ L’INVERSE !!… Une vague féministe envahirait les médias et la rue, comme aujourd’hui sur le sujet bien délicat du harcèlement des femmes.

Il faut que le monde judiciaire et législatif entende cette plainte masculine. De même, qu’il entend celle des femmes qui, à juste titre, dénoncent l’attitude de certains hommes.

A propos de la fixation des barèmes de réparation de licenciements contentieux, l’USM proteste, dans une note du 1/9/2017, contre « ce projet qui porte une atteinte inédite et particulièrement grave à l’office du juge, limitant de manière drastique l’individualisation des décisions de justice… ».

L’USM se pose la question : « d’une évolution générale dans les modalités de réparation visant à contourner le pouvoir d’appréciation du juge au motif d’une meilleure prévisibilité ».

Guerre de tranchées qui masque la mégalomanie d’un pouvoir « souverain », sans responsabilité. Le « calcul »(…) des prestations compensatoires étant la partie immergée de ce pouvoir.

Les médias annoncent actuellement que le divorce sans juge a permis de faire chuter de 94% le nombre de dossiers entrant dans les juridictions.

Les justiciables-contribuables plébiscitent cet évitement d’une justice trop lente et trop arbitraire dans un domaine, somme toute, intime et privé.

L’Open data doit très rapidement nous éclairer sur ces dérives constitutionnelles (article 1er). Notre mouvement possède plusieurs dossiers qui confirment des différences d’appréciation selon qu’on soit jugé par un homme ou par une femme.

Guy Benon- Novembre 2017
www.divorce-coaching.fr

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