Témoignage – le divorce judiciaire : un procès en sorcellerie

Envoyé par Guy


J’ai 68 ans.

Mon divorce a été prononcé en 1996, après une séparation actée en 1993. Le juge m’a infligé une prestation compensatoire viagère représentant 1/3 de mes revenus de salarié. Mon ex épouse avait été cadre dans une grande société de distribution. Elle avait simplement fait plaider qu’elle avait arrêté son travail pour se consacrer aux enfants (…jusqu’à quel âge ?).

Depuis, je me suis présenté 4 fois en Cour d’appel et 2 fois en cour de cassation, j’ai déposé une QPC, une requête devant la CEDH et une plainte auprès du CSM. Le chômage, la maladie, la part de la rente à 60% de mes revenus en baisse, la non recherche de travail de mon ex, rien n’a ébranlé les juges. Ceux-ci, il faut bien le dire, se sont hystérisés sur la création de sociétés pour créer mon emploi. Les juges que je respecte dans leur rôle important, sont totalement incultes en matière d’entreprise.

La Cour d’appel de Nîmes a très manifestement confondu personne physique et personne morale, le montant des intérêts d’emprunts et le capital emprunté… elle a écrit dans ses attendus : « …des publicités démontrent la rentabilité d’une telle entreprise », « une photo montre que les bâtiments ont été restaurés » démagogie comptable et fausseté ridicule. La Cour confond recette et revenus, sans me connaître elle déclare : « Il est habile négociateur et financier ». Enorme partialité qui m’a conduit a demandé au Garde des Sceaux de l’époque et à un député (Vallini) de transmettre au Conseil de la Magistrature une plainte circonstanciée…

L’extrême âpreté des juges face à ma résistance a bouleversé tout l’équilibre de ma famille, je ne vois plus mon unique fils depuis 5 ans, certains me tournent le dos sans explication, ma sœur fragile est devenue complice de mon ex épouse en déposant des pièces truquées ou mensongères ; tous, frustrés et envieux, veulent condamner ma vie heureuse et confortable.

Avec le recul, j’ai la conviction que les juges se servent du justiciable comme bouc émissaire dans leur lutte de pouvoir avec le législateur.

Le divorce judiciaire est pour moi un épouvantable procès en sorcellerie.

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